Le pilote mexicain s’est imposé, dimanche 19 mars, à Djedda, lors du deuxième Grand Prix de la saison. Max Verstappen, qui a terminé 2ᵉ, conserve la tête du championnat du monde des pilotes.
Le début de saison rêvé de Red Bull se poursuit. Sergio Pérez a remporté, dimanche 19 mars, à Djedda, le Grand Prix d’Arabie saoudite devant son coéquipier de l’équipe autrichienne, Max Verstappen (2e), deux semaines après le premier rendez-vous de la saison à Bahreïn, où le Néerlandais avait devancé le Mexicain. Les deux pilotes Red Bull se sont imposés devant Fernando Alonso, qui a récupéré sa troisième place à la faveur d’une pénalité le concernant finalement annulée.
Parti premier sur la grille de départ, Pérez a confirmé ses qualités sur les circuits urbains et a remporté le cinquième Grand Prix de sa carrière. Sa première pole position, il l’avait déjà obtenue à Djedda, en 2022, avant de terminer 4ᵉ de la course. Cette fois, il l’a convertie avec brio, seulement gêné en début de course par un Alonso offensif.
Le Mexicain n’a toutefois pas réussi à détrôner son coéquipier de la tête du classement des pilotes. Chez Red Bull, la hiérarchie est claire : Verstappen est le leader. Ce dernier a donc tout fait pour se démarquer de son coéquipier. Dans l’ultime boucle, le double champion du monde a réalisé le meilleur temps au tour, ce qui lui offre un point de bonus et lui permet de conserver la tête du classement.
La présence de Verstappen dans le trio de tête n’avait pourtant rien d’évident en début de Grand Prix. Relégué au 15e rang sur la grille de départ en raison d’un problème mécanique lors des qualifications de samedi, le Néerlandais a réalisé l’une des remontées au classement dont il a le secret. Verstappen a tout de même profité d’un léger coup de pouce du destin, quand la voiture de sécurité a fait son entrée en piste pour évacuer la voiture immobilisée de Lance Stroll au 18ᵉ tour.
Centième podium pour Alonso
Sur le coup, Verstappen et les autres pilotes qui n’avaient pas encore changé leurs pneumatiques ont profité d’un arrêt « gratuit » aux stands. Le Néerlandais a ensuite pu gérer sa fin de course, loin devant Alonso. La performance des deux pilotes Red Bull sur le circuit de Djedda confirme que la RB19 de l’écurie autrichienne domine largement ses adversaires en ce début de saison.
La course a également été marquée par l’imbroglio autour de la sanction de dernière minute infligée à Alonso. L’Espagnol initialement troisième, comme à Bahreïn, a écopé de dix secondes de pénalité qui l’ont fait reculer au quatrième rang et privé du centième podium de sa carrière. Le double champion du monde − 2005 et 2006 −, qui avait démarré la course en trombe, dépassant Pérez au premier virage, avait rapidement été pénalisé de cinq secondes pour un mauvais positionnement sur la grille de départ. Il avait ensuite profité de l’intervention de la voiture de sécurité pour rentrer aux stands et effectuer cette pénalité, mais un cric avait touché sa voiture durant ces cinq secondes, provoquant une nouvelle sanction de dix secondes officialisée après la cérémonie protocolaire.
Mais son écurie, Aston Martin, a fait appel de cette pénalité et a finalement eu gain de cause en prouvant que plusieurs écuries n’avaient pas été pénalisées dans des cas similaires par le passé, obligeant la FIA à revoir sa décision. A 41 ans, Alonso confirme qu’il devrait jouer les premiers rôles tout au long de la saison. A condition que la monoplace d’Aston Martin ne rencontre pas de nouveaux problèmes de fiabilité après l’abandon de Stroll.
Par Denis Ménétrier